26/06/2006

Le cerf

Dans le calme de l’immensité

A l’orée d’un bois

Dans les lueurs chaude

D’un simple matin d’été

 

Une détonation

Vient percuter la gracieuse tête

D’un cerf aux abois

 

Dans sa poursuite

La bête ne voit pas

Le sang sous ses pas qui gicle

 

Le chasseur surpris

Le poursuit

Guidé par son instinct viril

 

Il ne pense pas au vent

Aux arbres, il court

Fouetté  par les feuilles

 

Le tapis vert de fraîcheur

Assouplit le bruit de son pas

Et rend la poursuite plus intense

 

La bête se meurt

Elle est affalée sur une butte éclairée par le soleil

Qui sèche sa blessure rougeâtre

 

Elle relève la tête

Bramant son désespoir et sa douleur

Mais nulle ne vient à son secours

 

Le chasseur vient la rejoindre

L’arme du crime sous le bras et

Le visant à nouveau sous la gorge tire sans délais

 

Dans le calme de l’immensité à l’orée d’un bois

Dans les lueurs chaudes d’un simple matin d’été

Un chasseur s’en va vainqueur

 

Françoise 28/05/1974

20:49 Écrit par Framboise | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/06/2006

Bonne nuit ...

Quand la nuit arrive

Quand la solitude

Se fait plus forte

Quand j’approche de ce lit vide

 

Alors je pense à toi

Si fort que je peux

Te sentir te voir

T’aimer …

 

Je me dirige vers cette chambre

Qui me rappelle tant et tant

Je ferme les yeux et je te vois

Là m’attendant impatiemment

 

Quand la nuit arrive

Mon amour j’attends dans le noir

Ta voix qui me dira

Le dernier mot de la journée

 

Bonne nuit mon amour

Bonne nuit mon ange

Que la douceur de la nuit

T’enveloppes dans son manteau noir

 

Qu’elle te berce dans mes bras

Et que mon amour t’accompagne toute cette nuit

Afin que le matin vienne doucement me dire bonjour

Dans un merveilleux sourire le tien mon amour

 

Mais j’attend et pas de mot

Ce soir pour me dire bonsoir

Non rien que le vide

Et mes larmes qui m’envahissent

 

En fermant doucement les yeux

Pour cet ultime voyage

Au bout de la nuit

Sans ta main dans la mienne …

11:19 Écrit par Framboise | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

01/06/2006

Le dernier homme

 

Tu es le dernier homme

Que j’ai aimé

Celui qui m’a fait vibré

Celui qui m’a rendu ma féminité

 

Tu es le dernier amour

De cette vie si longue

À la recherche d’un amour incertain

Et qui croisa ton chemin

 

Tu es le dernier homme

Pour qui mon cœur a battu si fort

Ce cœur si fragile

Si tendre et tout à toi

 

Ce dernier amour fut si beau

Si doux comme toi d’ailleurs

Et sans t’en rendre compte

Sans le dire

 

Je sais que ce que nous vivions

Était de l’amour passion

Jamais tant de complicité

Ne serait pas de l’amour

 

Je voudrais être pour toi

La dernière femme que tu aies aimée

La dernière qui t’ai fait vivre

Celle que tu ne pourras oublier

 

Tu es le dernier homme

Que j’ai aimé passionnément

Et pourtant cet amour fût si court

Mais je le sens toujours brûler en moi

 

Si un jour tu te souviens

Du verbe aimer

N’oublies pas de me le

Conjuguer …

20:22 Écrit par Framboise | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |