26/06/2006

Le cerf

Dans le calme de l’immensité

A l’orée d’un bois

Dans les lueurs chaude

D’un simple matin d’été

 

Une détonation

Vient percuter la gracieuse tête

D’un cerf aux abois

 

Dans sa poursuite

La bête ne voit pas

Le sang sous ses pas qui gicle

 

Le chasseur surpris

Le poursuit

Guidé par son instinct viril

 

Il ne pense pas au vent

Aux arbres, il court

Fouetté  par les feuilles

 

Le tapis vert de fraîcheur

Assouplit le bruit de son pas

Et rend la poursuite plus intense

 

La bête se meurt

Elle est affalée sur une butte éclairée par le soleil

Qui sèche sa blessure rougeâtre

 

Elle relève la tête

Bramant son désespoir et sa douleur

Mais nulle ne vient à son secours

 

Le chasseur vient la rejoindre

L’arme du crime sous le bras et

Le visant à nouveau sous la gorge tire sans délais

 

Dans le calme de l’immensité à l’orée d’un bois

Dans les lueurs chaudes d’un simple matin d’été

Un chasseur s’en va vainqueur

 

Françoise 28/05/1974

20:49 Écrit par Framboise | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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